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Dernière mise à jour le · 8 min

Résumé de l’article
Les micro-entrepreneurs doivent déclarer leur chiffre d’affaires à l’URSSAF chaque mois ou trimestre, même s’il est égal à 0 €.
La TVA devient obligatoire en cas de dépassement des seuils ou sur option, avec des obligations de facturation et de déclaration précises.
Les factures sont obligatoires pour les clients professionnels et dans certains cas pour les particuliers, avec des mentions légales à respecter.
Un compte bancaire dédié à l’activité est requis si le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives.
La tenue d’un livre des recettes est obligatoire, et un registre des achats est exigé pour certaines activités, le comptable restant facultatif.
Les obligations comptables en micro-entreprise sont allégées, c’est pourquoi ce statut séduit de nombreux entrepreneurs ! Mais ce régime ne dispense pas de respecter un certain nombre de règles comptables essentielles : déclaration du chiffre d’affaires, facturation, tenue de registres, obligations liées à la TVA, etc.
Plusieurs exigences doivent être observées pour éviter pénalités et régularisations. Faisons le point ensemble.
Vous avez plusieurs obligations comptables à respecter en micro-entreprise sous peine de subir des amendes ou des pénalités de retard.
Chaque mois ou chaque trimestre (selon les modalités que vous avez choisies à la création de votre micro-entreprise), vous devez déclarer votre chiffre d’affaires (CA) à l’URSSAF.
Il correspond aux encaissements que vous avez réalisés :
Au cours du mois précédent pour les déclarations mensuelles : vous avez, par exemple, jusqu’au 30 novembre pour faire votre déclaration concernant le mois d’octobre.
Au cours du trimestre précédent pour les déclarations trimestrielles : vous devez, par exemple, déclarer le CA réalisé entre janvier et mars avant le 30 avril.
💡 À savoir : cette obligation est valable même si vous avez réalisé un CA de 0 € sur la période concernée.
C’est sur le montant de votre déclaration qu’est basé le calcul de vos cotisations sociales selon le taux applicable à votre activité :
Achat/revente de marchandises, vente de denrées à consommer sur place et prestations d’hébergement (BIC) : 12,3 %
Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) : 21,2 %
Prestations de services (BNC) et professions libérales non réglementées (BNC) : 24,6 % jusqu’au 31 décembre 2025 et 26,1 % à partir du 1er janvier 2026
Professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BIC ou BNC) : 23,2 %
Location de meublés de tourisme classés : 6 %
En cas d’oubli, une pénalité de 58,9 € s’applique sur chaque déclaration manquante.
Vous avez la possibilité de régulariser votre situation en fin d’année, mais si vous ne le faites pas, vous pouvez être taxé d’office sur une base majorée et vous risquez de perdre le régime de micro-entreprise.
Certains pensent à tort que la micro-entreprise est toujours exonérée de TVA. Ce n’est pas le cas ! Vous pouvez être redevable de TVA en auto-entreprise : soit parce que vous avez dépassé les seuils de franchise, soit parce que vous avez renoncé au régime de la franchise en base.
Les seuils à partir desquels vous devez facturer et déclarer la TVA sont les suivants :
En cas de dépassement du seuil de franchise, vous devez facturer la TVA dès le 1er janvier de l’année suivante.
En cas de dépassement du seuil majoré, vous devez la facturer sans délai à partir de la date du dépassement.
Si vous êtes redevable de TVA, vous devez faire vos déclarations mensuellement, trimestriellement ou annuellement selon le régime choisi, sur votre espace professionnel des impôts.
En cas de retard de déclaration et de paiement, voici les pénalités que vous risquez :
Des intérêts de retard de paiement de 0,2 % par mois
Une majoration de 5 % du montant de la TVA due
Des majorations de 10 % à 80 % pour retard de déclaration
En tant que micro-entrepreneur, vous êtes un professionnel. Vous devez de ce fait obligatoirement fournir des factures à vos clients professionnels pour vos ventes et prestations de services.
En ce qui concerne les ventes de marchandises réalisées auprès de clients particuliers, vous n’avez besoin d’émettre une note que dans les cas suivants :
Lorsque le client en fait la demande
Pour vos ventes à distance
Pour les livraisons intracommunautaires (dans un autre pays de l’UE) exonérées de TVA
Pour une prestation de services, une note n’est nécessaire que lorsque la transaction concerne une prestation de services d’un montant supérieur à 25 € TVA comprise, lorsque le client le demande ou pour certains travaux immobiliers.
Vous devez faire apparaître plusieurs mentions obligatoires sur vos factures. Voici quelques exemples :
la date d’émission de la facture
le numéro de facture
l’identité de votre auto-entreprise (nom et prénom suivis de la mention « EI », votre SIRET...)
l’identité de l’acheteur ou du client (nom et prénom si c’est un particulier, dénomination sociale si c’est une société)
la date de la vente ou de la prestation de services
la désignation des produits ou des services
la quantité vendue et son prix unitaire HT
le taux de TVA applicable si vous êtes redevable de TVA
la mention « TVA non applicable, article 293B du CCGI » si vous n’êtes pas redevable de TVA
les modalités de paiement
Vous risquez une amende de 15 € par mention manquante avec un plafond de 25 % du montant de la facture initiale. Vous devez conserver les factures pendant 10 ans après la clôture de l’exercice au cours duquel elles ont été émises.
💡 À savoir : avec la réforme de la facturation électronique, vous devrez utiliser une plateforme agréée pour recevoir vos factures à partir du 1er septembre 2026 et vous devrez également passer par une plateforme pour les émettre à partir du 1er septembre 2027. De plus, de nouvelles mentions obligatoires devront apparaître sur vos factures électroniques !
Vous avez l’obligation de détenir un compte dédié à votre activité lorsque votre chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 € pendant 2 années consécutives.
Attention : on parle ici de compte dédié et non pas de compte professionnel. Un compte courant peut faire l’affaire, vous n’avez pas l’obligation d’ouvrir un compte bancaire professionnel en micro-entreprise !
Dans le cas où votre CA est inférieur à cette somme, votre compte personnel suffit si vous ne souhaitez pas en ouvrir un autre.
Tous les auto-entrepreneurs doivent tenir un livre des recettes, cela fait partie de vos obligations comptables en micro-entreprise. Il s’agit d’un registre qui répertorie l’intégralité de vos encaissements et sur lequel vous pouvez vous baser pour déclarer votre chiffre d’affaires.
Il peut être tenu sur un cahier ou de manière dématérialisée à la seule condition qu’il contienne les informations suivantes :
le montant et l’origine des recettes (identité du client ou de la société mandataire)
le mode de règlement (chèque, espèces, virement…)
la date de l’encaissement
la nature de la prestation
les justificatifs de la transaction (facture, reçu, note…)
Lorsque vous exercez une activité de vente de marchandises, de denrées alimentaires, de fournitures ou de prestations d’hébergement, vous devez tenir un registre des achats.
Il récapitule chronologiquement les achats effectués dans le cadre de votre activité et doit contenir les informations suivantes :
le mode de paiement (chèque, espèces…)
les références des pièces justificatives (factures, notes)
la date de l’achat
le montant
la nature de l’achat
le nom du vendeur
Tout comme le livre des recettes, vous pouvez utiliser un livre comptable papier, télécharger l’un des modèles officiels et le remplir ou utiliser un logiciel comptable spécifique.
La micro-entreprise demande une comptabilité moins complexe que celle d’une société grâce au régime micro. Il n’y a pas de bilan ou de compte de résultat à produire à la fin de son exercice comptable. Vous devez uniquement déclarer votre chiffre d’affaires et votre TVA si vous en êtes redevable.
Vous n’avez pas l’obligation de faire appel à un comptable pour votre comptabilité. Vous pouvez très bien vous en occuper seul si vous le souhaitez.
Cependant, certains entrepreneurs préfèrent faire appel à un expert-comptable en micro-entreprise pour :
Éviter les erreurs dans leurs registres ou leurs déclarations de TVA et les sanctions qui en découlent
Bénéficier des conseils d’un professionnel dans la gestion financière de leur entreprise
Savoir quand le régime de la micro-entreprise n’est plus adapté à leur activité
Économiser du temps pouvant être consacré à l’activité et à son développement
Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez tout à fait utiliser un logiciel comptable ou vous faire accompagner par un cabinet physique ou en ligne.
👉 Clementine.fr propose plusieurs forfaits pour accompagner les micro-entrepreneurs dans leurs obligations comptables en micro-entreprise.
Afin de résumer tout ce que nous venons d’aborder, voici un tableau listant vos obligations comptables en micro-entreprise :
Il n’est pas obligatoire de faire appel à un comptable en micro-entreprise. Vous pouvez gérer votre comptabilité seul, utiliser un logiciel de comptabilité ou vous faire accompagner par un professionnel si vous en ressentez le besoin.
Il n’y a pas de bilan à produire en micro-entreprise. Vous devez seulement déclarer votre chiffre d’affaires selon la fréquence choisie et faire vos déclarations de TVA si vous en êtes redevable.

Article écrit par Clementine
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